Cogri — Studio français indépendant
Site lent sur mobile, numéro introuvable, aucun avis, pas de bouton devis : les erreurs qui renvoient vos prospects chez le concurrent, et comment corriger chacune rapidement.
Dimanche soir, une fuite sous l’évier. Votre futur client tape « plombier Marseille 13e » sur son téléphone, ouvre trois sites et appelle le premier qui lui inspire confiance. Il ne compare ni vos tarifs ni vos années d’expérience : il décide en quelques secondes, sur ce qu’il voit.
Le problème, c’est que beaucoup de sites vitrines perdent ces clients sans que le gérant s’en rende compte. Pas de message d’erreur, pas de réclamation. Juste un téléphone qui sonne moins que prévu, et l’impression qu’« internet, ça ne marche pas pour mon métier ».
Bonne nouvelle : les causes sont presque toujours les mêmes, et la plupart se corrigent en quelques heures. Voici les 7 erreurs que je croise le plus souvent chez les artisans, commerçants et indépendants marseillais, avec pour chacune la correction rapide.
La plupart de vos visiteurs arrivent depuis un smartphone : dans la rue, sur un chantier, dans le bus ou le soir sur le canapé. Ils cherchent souvent dans l’urgence, et ils n’ont aucune patience.
La page met plus de 3 secondes à s’afficher. Quand elle arrive enfin, le texte est minuscule, il faut zoomer, le menu déborde de l’écran et le bouton d’appel est caché sous la bannière des cookies. Il appuie sur « retour » et clique sur le résultat suivant. Vous ne saurez jamais qu’il est passé.
En 5 secondes, un visiteur doit comprendre trois choses : ce que vous faites, où vous le faites, et comment vous joindre. Or beaucoup de pages d’accueil s’ouvrent sur un slogan vague, posé sur une grande photo de paysage.
Il cherchait un électricien à Aubagne. Il tombe sur « Des solutions innovantes pour votre habitat ». Électricien ? Plombier ? Une entreprise qui vient jusqu’à Aubagne, ou seulement à Aix ? Dans le doute, il retourne sur Google, où le concurrent affiche clairement « Électricien à Aubagne et Marseille Est ».
C’est l’erreur la plus coûteuse, parce qu’elle fait perdre des gens qui avaient déjà décidé de vous appeler.
Votre numéro est écrit en petit tout en bas de la page, et il n’est pas cliquable : sur mobile, il faut le mémoriser ou le recopier. Le formulaire demande nom, prénom, société, adresse complète, budget, date souhaitée, « comment nous avez-vous connus ? »… Douze champs pour poser une simple question. Il abandonne à mi-chemin.
Avant de faire entrer quelqu’un chez lui ou de lui confier un projet, un client veut être rassuré. Il cherche la preuve que d’autres l’ont fait avant lui, et que tout s’est bien passé.
Il voit des photos de banque d’images : un ouvrier américain souriant devant une maison de banlieue, une poignée de main en costume. Aucun avis, aucune photo de chantier, aucun visage. Il ne sait pas à qui il aura affaire. Et un site sans personne derrière ressemble vite à une plateforme qui revend des contacts.
Beaucoup de sites racontent l’entreprise : sa création en 1998, ses valeurs, la passion du travail bien fait. C’est sincère, mais ce n’est pas ce que le visiteur est venu chercher.
Il a quatre questions en tête : combien ça coûte, quand vous pouvez venir, ce qui est garanti, et si vous intervenez chez lui. À la place, il trouve un long pavé d’historique, ou du jargon (« remplacement TGBT », « mise en conformité NF C 15-100 ») sans explication. Ses réponses ne sont nulle part, alors il appelle quelqu’un qui les donne.
Un site qui n’a pas bougé depuis des années envoie un message clair : l’entreprise non plus, peut-être.
En bas de page : « Copyright 2019 ». Dans la barre d’adresse : « Non sécurisé », faute de cadenas HTTPS. La rubrique Actualités s’arrête sur un repas de fin d’année d’il y a trois ans, et deux liens du menu mènent à des pages d’erreur. Il se demande si vous êtes toujours en activité. Et laisser ses coordonnées sur un site non sécurisé, très peu pour lui.
Un visiteur intéressé ne part pas forcément à la recherche de votre page Contact. Si vous ne lui proposez rien, il lit, il hoche la tête, et il ferme l’onglet.
Il arrive en bas de votre page Services. Plus rien : ni bouton, ni numéro, ni prochaine étape. Il faudrait remonter tout en haut, ouvrir le menu, trouver Contact… Il se dit qu’il appellera plus tard. Il ne le fera pas.
Gardez ce tableau sous la main et passez votre site en revue, page par page, depuis votre téléphone.
| Point | Ce qui fait fuir le client | Ce qui déclenche l’appel ou le devis |
|---|---|---|
| Mobile | Page lente, texte à zoomer | Page rapide, lisible d’un pouce |
| Message | Slogan vague, aucune ville citée | « Métier + Marseille » dès le haut de page |
| Contact | Numéro non cliquable, formulaire à 12 champs | Bouton « Appeler » visible, formulaire à 3 champs |
| Confiance | Photos de banque d’images, aucun avis | Vraies réalisations, visages, avis Google |
| Textes | Historique et jargon technique | Prix, délais, garanties, zone d’intervention |
| Entretien | « Copyright 2019 », pas de HTTPS, liens cassés | Site sécurisé, à jour, sans erreur |
| Action | Pages qui finissent en cul-de-sac | Un bouton « Demander un devis gratuit » sur chaque page |
Pour vérifier le reste, côté Google cette fois, utilisez ma checklist en 12 points : elle se fait en 15 minutes.
Aucune de ces erreurs n’oblige à tout refaire. Le plus souvent, quelques corrections bien choisies suffisent à faire sonner le téléphone plus souvent : un titre plus clair, un bouton d’appel, trois avis bien placés.
Le plus difficile, c’est de regarder son propre site avec les yeux d’un client pressé. C’est ce que je vous propose : envoyez-moi l’adresse de votre site, je le passe en revue sur mobile et sur ordinateur, et je vous renvoie la liste des points qui vous font perdre des demandes, classés par priorité. C’est gratuit, sans engagement, et vous restez libre d’appliquer les corrections vous-même ou avec le prestataire de votre choix.